Depuis 2009 pour la vente et 2017 pour la location, le diagnostic de l'installation intérieure d'électricité fait partie des diagnostics immobiliers obligatoires. Il concerne tout logement dont l'installation électrique date de plus de 15 ans.
Ce que vérifie le diagnostiqueur
Le diagnostic porte sur six points de contrôle principaux : la présence d'un appareil général de commande et de protection, la présence de dispositifs différentiels, la présence d'un dispositif de protection contre les surintensités, la liaison équipotentielle dans les pièces d'eau, les règles liées aux zones de sécurité dans les salles de bain, et l'absence de matériel vétuste ou inadapté.
Le rapport distingue les anomalies selon leur gravité. Certaines représentent un danger immédiat pour les occupants, tandis que d'autres constituent des points d'amélioration sans urgence critique. Dans tous les cas, le propriétaire est informé de l'état réel de son installation.
Les conséquences d'un diagnostic défavorable
En cas de vente, le diagnostic est annexé à l'acte et informe l'acquéreur. Aucune obligation de travaux ne pèse sur le vendeur, mais les anomalies détectées peuvent peser dans la négociation du prix. En location, le bailleur a l'obligation de fournir un logement décent, ce qui implique une installation électrique ne présentant pas de risques manifestes.
Dans la pratique, un diagnostic révélant des anomalies graves incite fortement à engager une mise en sécurité. Les compagnies d'assurance peuvent par ailleurs refuser de couvrir un sinistre si l'installation était notoirement défectueuse.
Anticiper plutôt que subir
Faire évaluer son installation par un électricien avant de mandater le diagnostiqueur permet d'identifier et de corriger les problèmes en amont. Cette démarche proactive évite les mauvaises surprises et valorise le bien immobilier.